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A. Repérage des canalisations plomb méthode ERPE partie 1
Suivant réglementation et normes en vigueur, on procède au repérage du plomb dans les réseaux intérieurs de distribution d'eau potable. L'opérateur doit :
- Se procurer les résultats de l'évaluation du potentiel de dissolution tels que mis à sa disposition par le distributeur d'eau.
- Éventuellement, si réalisées les analyses plomb dans l'eau de l'unité de distribution concernée,
- Se renseigner sur la mise en oeuvre éventuelle d'un traitement inhibiteur de corrosion sur le réseau public de distribution,
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- Procéder au repérage du plomb sur l'ensemble de l'installation privative (du compteur aux robinets des usagers,
- Réaliser le schéma de fonctionnement du réseau intérieur,
- Réaliser un rapport de repérage et dans notre cas, les préconisations de mise à niveau.
Suivant les conclusions du rapport différentes options :
- évaluation des risques d'exposition (ERPE partie 2)
- neutralisation des réseaux de distribution eau froide réalisés en plomb,
- neutralisation ou traitement des réseaux eau chaude (pour le traitement, jusqu'au 25/12/2013 maxi).
B. Si besoin est, évaluation du risque plomb et donc des mises à niveau nécessaires pour respecter les dispositions transitoires prévues jusqu'au 25 décembre 2013 méthode ERPE partie 2 :
Il existe de nombreuses méthodes de prélèvement mais peu sont capables d’amener un échantillon représentatif :
- Le prélèvement aléatoire,
- L’échantillonnage en deuxième jet,
- L’échantillonnage au premier jet,
- Le prélèvement après stagnation contrôlée,
- Le robinet intégrateur.
Une innovation : la méthode ERPE ®©
Le prélèvement proportionnel étant contraignant pour l’utilisateur et pas toujours contrôlable, une simple campagne de prélèvements ne suffit pas à évaluer le risque plomb, aussi avons nous développé la méthode ERPE ®©. Plus rapide que le prélèvement proportionnel, plus sure qu’une simple campagne de prélèvements, elle permet d’évaluer le risque d’exposition au plomb dans l’eau.
L’objectif de cette méthode est d’estimer si la concentration moyenne hebdomadaire en plomb dépasse ou non le seuil de 25 µg/l lorsqu'une mesure effectuée par le prélèvement en eau courante (*) excède 10 µg/l. C’est donc aussi un outil statistique.
Méthode de prélèvements en eau courante :
- 1 prélèvement au compteur général du réseau considéré,
- 1 prélèvement au pied de chaque colonne ou si possible en appartement niveau le + bas
- 1 prélèvement en haut de chaque colonne ou si possible en appartement niveau le + haut.
Suivant que le prélèvement en « eau courante (*) » dépasse ou non le seuil de 10 µg/l et la concentration moyenne de 25 µg/l, il existe quatre cas possibles.
| Catégorie |
Concentration eau courante µg/l |
Concentration moy. hebdo.µg/l |
Diagnostic |
| 1 |
inférieure à 10 |
inférieure à 25 |
prédiction correcte |
| 2 |
inférieure à 10 |
supérieure à 25 |
cas critique non détecté |
| 3 |
supérieure à 10 |
inférieure à 25 |
fausse alerte |
| 4 |
supérieure à 10 |
supérieure à 25 |
cas critique détecté |
(*) Méthode spécifique de prélèvement.
La qualité de prédiction dépend surtout de la fréquence du cas n°2.
La répartition des valeurs dans chaque catégorie varie selon que les sites présentent ou non des éléments de tuyaux en plomb.
205 valeurs ont été étudiées et on a supposé que la moitié des logements contient des tuyaux en plomb. Le faible pourcentage des cas critiques non détectés montre que cette méthode est satisfaisante et qu’elle peut être proposée pour évaluer le risque plomb au seuil de 25 µg/l.
Par contre, cette méthode ne sera pas convaincante lorsque la limite réglementaire passera à 10 µg/l en 2013.

L’ensemble de ces prélèvements sera analysé par un laboratoire indépendant partenaire qui se chargera d’effectuer l’ensemble des prévisions sur la concentration en plomb sur les années à venir.

C. Intégration des données au carnet sanitaire du bâtiment
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